Jean-Claude Bélégou cinéma : CONTE DE NOËL 2026
Court métrage 26 minutes sonore.
«Une femme sans homme c'est comme un poisson sans bicyclette»
(à l'époque où les féministes avaient encore de l'humour)
Deux jeunes femmes ont invité des garçons pour fêter Noël, qui au dernier moment les laisse tomber, elles se retrouvent seules et c'est un Noël un peu triste et désillusionné…
Apolline accueille son amie Juliette qu'elle a invitée à passer Noël. Elles décorent ensemble un grand sapin dans une atmosphère un peu enfantine et onirique, magique.
Se racontent des souvenirs de Noëls.
Faisant suite à la fin tragique du film Apolline, Apolline étant en deuil de son amant Hector, Juliette a de son côté prévu de venir avec son petit ami Jules, et, sachant la situation de détresse d'Apolline, a pris soin d'inviter un second garçon Arthur, ami de son ami, pour ne pas qu'Apolline se retrouve seule en face d'un couple.
Elles préparent le dîner de fête pour quatre.
Ces deux garçons, Jules et Arthur, finalement annulent au dernier moment, pour des raisons assez occultes, leur venue. Rupture dans l'air? «Vie liquide» ayant cédé sans scrupule, malgré leur promesse, à une autre opportunité de passer cette soirée de Noël?
Elle se retrouvent donc en tête-à-tête, dîner et conversation chaleureux. D'abord dépitées, Elles plaisantent au sujet de leurs déconvenues avec les garçons. Puis la conversation s'élargit à d'autres sujets.
Échange de cadeaux et de livres. Elles dansent ensemble à la fin du dîner et un peu éméchées, «pompettes» s'affalent dans un grand fauteuil....
Finalement il y a peut-être dans plusieurs de mes films une dimension nostalgique, ainsi des grandes vacances de l'enfance ou l'adolescence on passe à la nostalgie des beaux Noëls avec sapin et jolie table et tout le décorum ! Nostalgie et idéalisation.
Donc filmer un beau Noël, tout en lumière artificielle, avec bougies et cierges magiques, telle était mon désir de départ, là encore s'appuyant sur une série photographique « De tous les jours » que j'avais créée en 2000.
A cela ajouter une dimension sociologique pour tenter de saisir les mutations des valeurs, des idéologies et des comportements de cette génération des 30/35 ans née avec Internet et qui a grandi avec les sites sociaux, les applications de rencontre, et le zapping amoureux, si d'amour on peut encore parler… Cette dimension sociologique que j'avais déjà cherché à exprimer au travers de la bande son d'Aurane. C'est notamment au travers des livres de penseurs actuels (Zygmunt Bauman, Gilles Chatelet, Eva Illouz etc.) qu'elles s'offrent en cadeau, et de leurs dialogues qui accompagnent cet échange, que ressort cette recherche.
Chloé a souhaité que cette histoire se termine par une histoire entre elles. Ça me paraissait tout-à-fait dans l'air du temps.